Romy, 1ère année d’internat en Anesthésie Chirurgie hépato-biliaire à La Pitié Salpétrière

J’ai choisi de faire ce deuxième semestre d’internat dans le service d’Anesthésie pour la polyvalence des exercices : anesthésie, réanimation, SMUR, médecine de la douleur, … mais aussi la technicité de ce métier : nous avons de nombreux gestes techniques à connaître (intubation, perfusion, anesthésie loco-régionale …). Nous sommes confrontés à tous types de situations, de l’urgence vitale au patient sans aucun antécédent.

L’éthique a une place importante surtout en réanimation (thématique sur limitation de soins, état de mort encéphalique …).

C’est un métier en plein essor, avec des changements de pratiques depuis une dizaine d’années.

Les qualités pour être en anesthésie sont selon moi d’être tout d’abord lève-tôt, mais aussi travailleur, réfléchi et calme. Il faut aussi savoir être humble et se remettre en question systématiquement !

Ma journée se déroule ainsi :

7h30 : Arrivée à l’hôpital

7h30 à 8h00 : Préparation de la Salle

Ouverture de salle, vérification des différents appareils de travail, préparation du plateau de drogues, préparation du plateau d’intubation, vérification du matériel d’urgence

8h00 : Arrivée du 1er patient au bloc opératoire.

Il faut mettre en place des appareils de surveillance sur le patient puis l’endormir (on appelle cela l’induction).

8h30-45 : Début de l’opération (Incision)

Une fois le patient endormi, les équipes médicales et chirurgicales installent le patient sur le dos, le ventre ou le côté selon le type d’intervention. Ils peuvent ainsi commencer à travailler. Ils commencent par inciser la peau puis avance tissu par tissu jusqu’à la zone « cible » à atteindre. A ce moment-là, ils commencent à proprement parler de leur thérapeutique : ils peuvent retirer une partie pathologique du corps, drainer un hématome ou un abcès, réaliser des anastomoses (rattacher deux tissus entre eux).

Durant tout ce temps l’anesthésiste surveille le patient. Il doit veiller à ce que le patient ne présente aucun signe de souffrance que ce soit cardiaque, respiratoire ou autre. De plus, il doit anticiper les temps chirurgicaux afin que le chirurgien puisse travailler dans les meilleures conditions.

En fin d’intervention, les chirurgiens « referment » le patient en commençant par les tissus les + profonds et en remontant jusqu’à la peau. Le temps opératoire est variable selon la chirurgie.

Le patient retourne ensuite en salle de réveil.Les interventions se succèdent jusqu’à 17h.

C’est un vrai travail d’équipe. Anesthésistes et chirurgiens travaillent main dans la main pour veiller au mieux à leurs patients.

17h : Tour dans le service

Il s’agit de voir les patients compliqués qui nécessitent obligatoirement le passage d’un anesthésiste-réanimateur et les patients se faisant opérer le lendemain.

18h30 : Fin de journée : l’adrénaline retombe !

La question des patients: « Vous me réveillez bien à la fin hein ? » !

Un article de Sup Santé / Social