La PACES en quelques chiffres

La réforme de la PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé) de Juin 2010 se traduit par quelques chiffres qui ne sont pas sans rappeler que cette année d’étude reste particulièrement difficile et sélective.

Les étudiants peuvent désormais choisir le nombre de concours qu’ils souhaitent préparer et présenter : médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique. Il ressort d’une enquête de la Dgesip (Direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle) que les étudiants s’inscrivent en moyenne à 1.38 concours. 62% ont choisi une seule filière, 25% deux, 7% trois, et 4% les quatre filières.

Parmi les étudiants inscrits à un seul concours, la plupart a choisi celui de médecine (72%), devant la pharmacie (15%), la maïeutique (8%) et l’odontologie (5%).

Le taux de réussite moyen au niveau national s’élève à 27% en pharmacie, 19% en médecine, 9.5% en sage-femme et 9.1% en odontologie. La moyenne nationale aux quatre concours est de 8/20, et les candidats admis à poursuivre en 2ème année, toutes filières confondues, sont pour 40% des primants et 60% des redoublants.

A savoir également que le premier trimestre de la PACES dure 11 à 15 semaines selon les universités, et le second semestre entre 12 et 19 semaines. La plupart des universités ont avancé la première partie des épreuves du concours à fin Décembre, ce qui raccourcit de quelques semaines le 1er semestre et implique pour l’étudiant de ne pas rater le coche à la rentrée, voire d’avoir recours de plus en plus souvent à un stage de pré-intégration. Le volume horaire annuel des cours de tronc commun est de 440heures, tandis que les UE spécifiques varient entre 43 et 48heures annuelles.

Il est important de noter également que 86% des cours sont des cours magistraux, les enseignements dirigés ne totalisent donc qu’une soixantaine d’heures par an. Il en ressort une perte pédagogique certaine, car même si quasiment toutes les universités ont recours à l’enseignement par vidéoconférence, on est loin de l’efficacité d’un cours dispensé en petit groupe.

Finalement, la réforme a favorisé le rapprochement des filières de santé et la mutualisation de certains cours. Mais en contrepartie, la lourdeur du programme, le déséquilibre des cours entre les deux semestres et la faiblesse du nombre d’enseignements dirigés ne favorisent pas l’assimilation du programme par les étudiants, et continue d’accroître toujours plus la sélectivité de la PACES.

Un article de Sup Santé / Social