Jean-Michel Escola : Enseigner en Prépa Année Zéro est un challenge intéressant !

Docteur en immunologie obtenu au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy, 20 ans dans la recherche dans différents laboratoires européens et de nombreuses publications de travaux dans plusieurs revues internationales à comité de lecture…c’est un cursus très riche ! Pourquoi avoir choisi d’enseigner à Sup Santé la Biologie Cellulaire pour la Préparation Année Zéro de Médecine ?

C’est un challenge tout aussi intéressant ! Nous suivons les étudiants de la PAZ toute l’année. Nous les préparons au mieux pour une compétition très sélective. Les voir réussir, c’est notre réussite à nous ! Mais pour enseigner en prépa médecine, il faut être capable de s’adapter, de changer d’approche ou de méthodologie pour que chaque étudiant ait ses réponses. Bien sûr il faut aimer transmettre, faire aimer la biologie en racontant également de petites histoires en cours, toujours en lien avec la biologie, petit moment de détente et de complicité indispensables entre le professeur et ses étudiants.

Vous avez une approche plutôt dynamique pour aborder votre matière auprès des étudiants, pouvez-vous nous en parler ?

Deux aspects me paraissent importants. La méthodologie et l’acquisition des connaissances, les deux étant liées. Les étudiants passent plusieurs heures devant nous toutes les semaines. Il faut donc éviter de faire un cours magistral, ce que les étudiants trouvent d’ailleurs dans l’amphi lorsqu’ils sont en PACES. Comprendre les mécanismes, c’est assimiler plus rapidement. L’autre point est également de désacraliser les termes techniques qui paraissent abstraits pour certains ou bien « oubliés » pour d’autres. Par exemple, comparer une cellule à une usine est plus parlant pour eux. Je leur dis que la cellule c’est : le bâtiment de direction (le noyau) et le patron (= ADN) et que l’usine est entouré d’une clôture (la membrane plasmique) et qu’en dehors du bâtiment de direction, il y a des unités de production (les organites). En utilisant des images, les étudiants arrivent plus facilement à comprendre, mais aussi à mémoriser et à maintenir leur concentration.

Par ailleurs, j’insiste sur une parfaite connaissance des techniques de laboratoire que l’on met en pratique dans les QCM actifs, je propose des jeux d’équipe « QCM » à deux, dans un temps limité. Ils sont obligés de s’organiser et de gérer leur temps. C’est un travail que tout élève doit faire après le cours, c’est-à-dire se lancer dans la recherche documentaire pour comprendre.

Pour le cours, je reviens surtout sur les points importants qui posent problème et les QCM sont systématiquement corrigés et décortiqués.

Il faut que l’étudiant participe au cours et ne le subisse pas. Pour cela, il faut une interaction permanente pour le stimuler.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants voulant faire Médecine ?

Travailler régulièrement. Optimiser son temps de travail. Limiter les soirées. Pratiquer une activité sportive en amateur pour maintenir le physique. Etre devant dès le premier concours.

JEAN MICHEL ESCOLA
Docteur en immunologie
et professeur en UE2 à Sup Santé

Un article de Sup Santé / Social