Flory, ergothérapeute après une prépa à Sup Santé

Lors de mon année de terminale, je me suis rendue sur des salons de l’étudiant pour chercher ce que je voulais faire de ma vie. J’étais attirée par les métiers paramédicaux et les métiers du secteur social. Psychologue ? Kinésithérapeute ? Psychomotricienne ? C’est sur le stand de Sup Santé que j’ai rencontré pour la première fois une ergothérapeute. J’ignorais alors l’existence de ce métier, mais je me suis vite rendue compte que ce métier alliait beaucoup de choses qui me plaisaient : relations humaines, rééducation, réadaptation, inventivité, création, activités manuelles, soutien psychologique… Flory-Ergo

Les forums des métiers de Sup Santé m’ont permis de rencontrer différents professionnels et de finalement choisir de m’inscrire dans cette école préparatoire. Après avoir eu mon Bac S mention Bien, j’ai donc suivi la formation de Sup Santé et j’ai ensuite passé 6 concours. J’en ai réussi 4, et j’étais sur la liste d’attente d’un 5e.

En entrant  à l’ADERE, institut de formation en ergothérapie, j’ai beaucoup appris pendant 3 ans. J’ai été confrontée à de nombreux patients pendant de nombreux stages. La diversité des personnes et des pathologies que nous pouvions prendre en charge est vraiment intéressante : troubles moteurs, troubles neurologiques, troubles neuro-développementaux, autisme, maladies psychiatriques… de tous âges : enfants, adolescents, adultes ou personnes âgées…

J’ai ensuite choisi de travailler à mi-temps dans une clinique, dans différents services : service de neurologie, d’orthopédie et de traumatologie, et hôpital de jour.

Et j’ai décidé de m’installer à mi-temps dans un cabinet libéral pour travailler auprès d’enfants. Je voulais à tout prix garder un pied dans ces deux domaines qui me plaisaient énormément, le milieu hospitalier et le milieu non-hospitalier. Ce qui est passionnant dans notre métier c’est que nous sommes amenés à varier d’exercice  pendant toute notre carrière toujours dans le but d’améliorer l’autonomie des personnes quelle que soit leur situation de handicap. Nous sommes des sortes de caméléons, nous nous adaptons à tout et inventons des trucs et astuces pour nous adapter à chaque patient ; nous nous formons en permanence. Je crois qu’il n’existe pas réellement de journée type dans notre métier car il varie selon les patients et les services où nous travaillons. Mais globalement nous sommes souvent amenés à : évaluer le patient avec différents bilans, assister à des réunions de suivi en équipe, proposer des exercices de rééducation pendant des séance de 30 min à 1h, mettre en place des activités manuelles, les accompagner dans leur quotidien (cuisine thérapeutique, courses, visite à domicile), faire de la réadaptation (aides techniques, orthèses, réaménagement du domicile), rédiger des comptes rendus et effectuer des demandes de matériel adapté.

Beaucoup de personnes se demandent s’il n’est pas difficile moralement d’accompagner au quotidien des personnes en situation de handicap qui en souffrent parfois. Je ne pense pas que ce soit difficile dans le sens où l’on choisit ce métier car on veut aider ces personnes, et notre formation nous apprend à gérer cela de façon professionnelle sans que cela n’impacte notre vie privée… mais bien sûr, on a tendance à tisser des liens forts avec nos patients et à s’inquiéter parfois pour eux.

Actuellement je continue de travailler en cabinet libéral à mi-temps et j’ai choisi de reprendre mes études en faculté de psychologie pour essayer de passer un diplôme de neurospychologue.

J’aimerais pouvoir allier ces deux métiers dans ma pratique.

Un article de Sup Santé / Social